Le projet des maisons de naissance... interrompu ?
(Voir source)
LE MONDE | 21.07.07 | 14h39 • Mis à jour le 21.07.07 | 15h02
Sandrine Blanchard
Article paru dans l'édition du 22.07.07
Voir aussi : Maisons de Naissance : le CIANE s'interroge…
Reçu au CIANE après demande de confirmation
Sent: Friday, July 27, 2007 5:32 PM
Subject: RE: Evaluation des maisons de naissance
Bonjour,
Bien cordialement
Perrine Ramé-Mathieu
Adjointe au chef du bureau de l'organisation générale de l'offre régionale de soins (O1)
sous direction de l'organisation du système de soins
Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins
LE MONDE | 21.07.07 | 14h39 • Mis à jour le 21.07.07 | 15h02
Le projet de maisons de naissance est renvoyé aux calendes grecques. "Le dossier est au point mort, il n'y a pas d'expérimentations prévues" , ont indiqué au Monde les collaborateurs de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot.
Structures gérées exclusivement par des sages-femmes, à proximité immédiate d'une maternité, les maisons de naissance - comme il en existe en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas ou au Québec - ont pour objectif d'accompagner les femmes enceintes dans des conditions moins médicalisées et plus personnalisées afin de mieux respecter la physiologie et de différencier la prise en charge des grossesses à "bas risque" de celles à "haut risque". Les futures mères - volontaires - dont la grossesse et l'accouchement s'annoncent sans problème particulier seraient suivies et accompagnées avant, pendant et après la naissance par une sage-femme et mettraient au monde leur enfant sans péridurale ni intervention médicale (césarienne, forceps, etc.).
LA RÉTICENCE DES OBSTÉTRICIENS
Une dizaine de projets (notamment à Pontoise, Paris, Bordeaux, Rennes) attendent depuis des mois un feu vert ministériel. Les maisons de naissance, considérées par leurs défenseurs comme "une réponse à une réelle attente des femmes" et par les détracteurs comme un "retour en arrière" après la fermeture, depuis le milieu des années 1970, de plusieurs centaines de petites maternités, bute sur la réticence des gynécologues-obstétriciens et le poids d'une culture périnatale qui a tout misé sur l'amélioration de la sécurité et la technicisation, au détriment parfois de l'accompagnement humain.
L'expérimentation de ces "anti-usines à bébés" était promise de longue date. En 2001, Bernard Kouchner, alors ministre délégué à la santé, s'y était engagé dans une lettre adressée à toutes les sages-femmes. En 2003, le rapport de la mission périnatalité préconisait "l'ouverture de maisons de naissance attenantes à des plateaux techniques publics ou privés". Cette proposition était clairement reprise, en 2004, dans le "plan périnatalité" présenté par le ministre de l'époque, Philippe Douste-Blazy. L'année dernière, une commission avait été chargée d'élaborer le cahier des charges encadrant le fonctionnement de ces nouvelles structures. "Le dossier ne se réglera qu'avec une volonté politique", estiment plusieurs membres de cette commission. Pour le professeur d'épidémiologie Gérard Bréart, "ce serait dommage que ce projet n'aboutisse pas car il pourrait avoir des effets bénéfiques sur l'ensemble des pratiques obstétricales".
Structures gérées exclusivement par des sages-femmes, à proximité immédiate d'une maternité, les maisons de naissance - comme il en existe en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas ou au Québec - ont pour objectif d'accompagner les femmes enceintes dans des conditions moins médicalisées et plus personnalisées afin de mieux respecter la physiologie et de différencier la prise en charge des grossesses à "bas risque" de celles à "haut risque". Les futures mères - volontaires - dont la grossesse et l'accouchement s'annoncent sans problème particulier seraient suivies et accompagnées avant, pendant et après la naissance par une sage-femme et mettraient au monde leur enfant sans péridurale ni intervention médicale (césarienne, forceps, etc.).
LA RÉTICENCE DES OBSTÉTRICIENS
Une dizaine de projets (notamment à Pontoise, Paris, Bordeaux, Rennes) attendent depuis des mois un feu vert ministériel. Les maisons de naissance, considérées par leurs défenseurs comme "une réponse à une réelle attente des femmes" et par les détracteurs comme un "retour en arrière" après la fermeture, depuis le milieu des années 1970, de plusieurs centaines de petites maternités, bute sur la réticence des gynécologues-obstétriciens et le poids d'une culture périnatale qui a tout misé sur l'amélioration de la sécurité et la technicisation, au détriment parfois de l'accompagnement humain.
L'expérimentation de ces "anti-usines à bébés" était promise de longue date. En 2001, Bernard Kouchner, alors ministre délégué à la santé, s'y était engagé dans une lettre adressée à toutes les sages-femmes. En 2003, le rapport de la mission périnatalité préconisait "l'ouverture de maisons de naissance attenantes à des plateaux techniques publics ou privés". Cette proposition était clairement reprise, en 2004, dans le "plan périnatalité" présenté par le ministre de l'époque, Philippe Douste-Blazy. L'année dernière, une commission avait été chargée d'élaborer le cahier des charges encadrant le fonctionnement de ces nouvelles structures. "Le dossier ne se réglera qu'avec une volonté politique", estiment plusieurs membres de cette commission. Pour le professeur d'épidémiologie Gérard Bréart, "ce serait dommage que ce projet n'aboutisse pas car il pourrait avoir des effets bénéfiques sur l'ensemble des pratiques obstétricales".
Sandrine Blanchard
Article paru dans l'édition du 22.07.07
Voir aussi : Maisons de Naissance : le CIANE s'interroge…
Reçu au CIANE après demande de confirmation
Sent: Friday, July 27, 2007 5:32 PM
Subject: RE: Evaluation des maisons de naissance
Bonjour,
Les propos évoqués dans Le Monde ne sont pas confirmés par le cabinet de la ministre.
L’expérimentation des maisons de naissance sera mise en œuvre, comme prévu, dans les conditions définies par le plan périnatalité, selon le cahier des charges établi par le groupe de travail et dans le calendrier annoncé. Les modalités de l’expérimentation, de son évaluation et des conditions de financement doivent être définies dans un décret en Conseil d’Etat, préparé par la DHOS, qui est en cours de finalisation comme nous vous l'avions déjà indiqué.
L'ensemble des membres du groupe de travail sera bien entendu informé de l'avancée de ce dossier.
L’expérimentation des maisons de naissance sera mise en œuvre, comme prévu, dans les conditions définies par le plan périnatalité, selon le cahier des charges établi par le groupe de travail et dans le calendrier annoncé. Les modalités de l’expérimentation, de son évaluation et des conditions de financement doivent être définies dans un décret en Conseil d’Etat, préparé par la DHOS, qui est en cours de finalisation comme nous vous l'avions déjà indiqué.
L'ensemble des membres du groupe de travail sera bien entendu informé de l'avancée de ce dossier.
Bien cordialement
Perrine Ramé-Mathieu
Adjointe au chef du bureau de l'organisation générale de l'offre régionale de soins (O1)
sous direction de l'organisation du système de soins
Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins
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